La région

 

 

 

Les Hautes Fagnes

Malmedy

Stavelot

 

 

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Les Hautes Fagnes

 

Les Hautes Fagnes forment une région qui s'étend, en Belgique dans la Région wallonne (province de Liège) et, en Allemagne, dans la Rhénanie-Palatinat et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie). En néerlandais, Hoge Venen, en allemand, Hohes Venn. Bien que constituant un site de grande importance à l'échelle nationale, les Hautes Fagnes, à l'inverse du plateau des Tailles, ne font pas partie du Patrimoine majeur de Wallonie.

Il ne faut pas confondre les Hautes Fagnes avec la Fagne, une autre région naturelle qui s'étend en Belgique et en France.

Le Signal de Botrange (694 mètres) est le sommet de la Belgique.

Ce sont de vastes étendues (4100 ha en Belgique) de tourbières, de landes et de forêts qui présentent une flore et une faune assez exceptionnelles liées au climat froid et humide. Les contreforts du plateau accueillent essentiellement de vastes étendues de conifères : c'est la forêt du Hertogenwald.

Les tourbières se sont formées il y a 7500 ans, à la fin de la dernière glaciation. La tourbe résulte de la décomposition des végétaux, notamment les sphaignes, en milieu très humide. Son épaisseur peut atteindre sept mètres. Jusqu'au milieu du XXe siècle, la tourbe constitue pour les habitants proches, une source de chauffage appréciable. La surface des tourbières actives ne représente plus qu'une centaine d'hectares.

Le plateau des Hautes Fagnes est le plus important massif tourbeux en Belgique. Les autres massifs importants sont le Plateau des Tailles, le Plateau de Saint-Hubert et la Croix-Scaille.

Climat

Le climat est anormalement rude par rapport à la faible altitude maximale. Précipitations abondantes (1400 mm d'eau par an à Botrange, 850 mm à Bruxelles), brouillard épais, neige persistante, mais le réchauffement climatique amoindrit la rudesse des hivers depuis quelques années.

 Quelques records : 1,15 m de neige le 9 février 1953 ; il neige parfois encore au mois de mai.

 

Monuments et sites remarquables

 

Phénomènes géologiques remarquables

 

Géographie

Le plateau des Hautes-Fagnes s'étend d'est-nord-est en ouest-sud-ouest, circonscrit au nord par la Vesdre, et au sud par la Rour, la Warche puis l'Amblève. Les routes qui le traversent du nord au sud et les rivières qui y creusent de profondes vallées, déterminent plusieurs zones de fagnes proprement dites (non boisées). En partant de l'ouest-sud-ouest :

Faune

 

Flore

Plantes répandues

 

Plantes remarquables et peu répandues

 

Mégalithes

Les Hautes Fagnes abritent plusieurs roches remarquables, tels Kreuz im Venn (près de Kalterherberg), la Bilisse (vallée de la Statte) et le Bidley (vallée de la Schwalm). Certaines sont probablement des créations humaines, tels le dolmen de Solwaster ou le lit de Charlemagne.

Les bornes-frontières et les croix de pierre et de bois sont nombreuses, témoignant du riche passé historique de la région.

 

Malmedy

Malmedy (en francique Malmender ; en wallon Måmdey, prononcé « Mâm'dî») est une ville francophone à facilités de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège.

C'est une commune à facilités linguistiques pour ses habitants germanophones. Elle fait partie des communes des Cantons de l'Est rédimés à la Belgique en 1925.

Malmedy est située au confluent de la Warche et de la Warchenne.

Elle compte 11 995 habitants, répartis sur une superficie de 100,62 km².

Culture et traditions

Les bouleversements culturels qu'a connus la ville au cours de son histoire, typiques des pays frontaliers, ont donné à la population malmédienne un caractère particulier dont on ne sait véritablement saisir l'esprit qu'en participant intensément à sa vie quotidienne ! Mais malgré toutes ces vicissitudes, les Malmédiens semblent avoir conservé les qualités reconnues du 18e siècle par un chimiste anglais en ces termes « Les habitants de Malmedy sont honnêtes, industrieux, opulents, affables, sociables et courtois envers les étrangers ».

Il convient de souligner l'âme musicienne de la population… Pour environ 10 000 habitants, on y dénombre 7 chorales masculines, 2 ensembles lyriques, 4 fanfares, 1 cercle accordéoniste, 1 cercle mandoliniste… sans oublier 1 académie de musique fort active.

D'un esprit très festif, les Malmédiens qui ont élevé au niveau de leur langue wallonne et leurs folklores typiques… ne ratent jamais l'occasion de se réunir pour faire la fête. Outre le "Cwarmê" (carnaval), les habitants de Malmedy célèbrent encore la Saint-Jean d'été, la Saint-Pierre (jour de kermesse à Malmedy, la Saint-Géréon ("Tribodlèdje").

Viennent s'ajouter à ces fêtes, les traditionnelles Noël et Pâques, un 21 juillet pas comme les autres qu'on intitule la "Vraie Fête" ou des réjouissances plus particulières comme la "Heye dès Rwès" (Epiphanie). Les "Cus'nées" (récolte des pommes de terre) et les "Jahrgang", mot d'origine germanique signifiant "millésime" et usité dans le wallon malmédien… désignant les retrouvailles d'une classe scolaire… Mais quoiqu'il en soit, il n'y a pas de vraie fête à Malmedy sans rimê è wallon, discours ou poèmes en wallon. Et clin d'œil à leur histoire, les Malmédiens ont choisi pour honorer leur "appartenance profonde à la Wallonie de doubler les noms des rues et les instructions sur les parcmètres" en wallon. Depuis quelques années, la confrérie de l'Omelette Géante vous invite, à l'occasion des fêtes du 15 août à venir déguster une omelette géante de 10 000 œufs, confectionnée dans une poêle géante de quatre mètres de diamètre.

 

Particularités

 

Spécialités

 

Histoire

La ville est fondée vers 648 par saint Remacle, prieur de l'abbaye de Solignac. Malmedy dont le nom proviendrait de l'expression a malo mundarum signifiait "en purifiant le lieu du mal" se développa dès 648 autour du cloître bénédictin érigé par saint Remacle.

Au Xe siècle, la population de Malmedy s'était accrue au point qu'il fallut une église paroissiale, Saint-Géréon, c'était en 1007. Jusqu'alors, on s'était contenté d'une absidiole de l'abbaye, la chapelle Saint-Laurent, et encore la Saint-Martin ("Evêuyes").

Entre sa fondation et 1794, l’histoire de Malmedy se confond avec celle la Principauté abbatiale de Stavelot-Malmedy dont elle constitue un des deux pôles.

Pendant 1 146 ans, Malmedy et Stavelot formèrent la Principauté de Stavelot-Malmedy à la tête de laquelle se succédèrent 77 princes-abbés du Saint Empire et comtes de Logne. Cependant, dès le XIe siècle, des rivalités opposèrent les deux villes, l'abbaye de Malmedy supportant mal la suprématie que lui imposait celle de Stavelot.

Dès le XVIe siècle, Malmedy voit plusieurs industries se développer sur son sol : draperie, tannerie et industrie de poudre à canon.

Au XVIIe siècle, Malmedy et Stavelot sont les centres de tanneries les plus importants d'Europe. À cette époque, d'autres industries sont aussi renommées à Malmedy : fabrique de coton, fabrique de jeux d'échecs, de dominos, de pains d'épice et surtout la papeterie qui fera la fortune de Malmedy. Malgré son statut de neutralité et la protection des princes-abbés, Malmedy fut envahie au moins cinquante fois par des troupes de passage, dont les déprédations eurent des conséquences désastreuses pour la population… La ville fut totalement incendiée en 1689 sur l'ordre de Nicolas de Catinat, général de Louis XIV.

En 1795, après la propagation de la Révolution française et les conquêtes territoriales de la France, la Principauté de Stavelot-Malmedy disparut et ses territoires furent réunis à la France. Malmedy devint alors sous-préfecture du département de l'Ourte, chef-lieu du 2e arrondissement communal de l'Ourte, siège d'un Tribunal de première instance et étendit sa juridiction, notamment sur les villes de Verviers et Spa.

Elle conservera ce statut jusqu'à la fin de la période napoléonienne.

 

Période prussienne (1815-1919)

Aux termes du traité de Vienne en 1815, le canton de Malmedy, qui comprenait également à l’époque celui de Saint-Vith est rattaché à la Prusse. Cette situation va durer environ un siècle.

Durant les premières cinquante années, la situation particulière de Malmedy, ville romane (et même wallonne) dans une Prusse germanophone, ne pose pas trop de problèmes. Les habitants sont libres d’utiliser le français à leur guise, y compris dans les délibérations du conseil communal. Au cours d’une visite à la ville en 1853, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV affirmera même être fier de posséder, aux marches de son royaume, « un petit pays où l’on parle français ».

En revanche, les choses vont progressivement changer avec l’arrivée au pouvoir du chancelier Bismarck et plus encore avec la guerre franco-allemande de 1870 et le Kulturkampf qui va bientôt lui succéder. Aux yeux de l’administration prussienne, Malmedy souffre du double désavantage d’être à la fois francophone et en majorité catholique.

À partir de ce moment, elle va subir une tentative de germanisation forcée, l’enseignement du français étant interdit dans les écoles au profit de celui de l’allemand. Par ailleurs, interdiction fut faites aux communes du canton de Malmedy de subventionner les cultes, les curés se voyant interdire de prêcher en français (interdiction que certains contourneront en prêchant en wallon).

Certains irréductibles iront jusqu’à créer en 1897 le "Club Wallon" avec l'abbé Nicolas Pietkin, qui existe encore de nos jours mais, dans l’ensemble, la majorité de la population, axée sur les problèmes du quotidien allait peu à peu s’adapter à la situation, même si au sein des maisons, le wallon restait pour beaucoup la langue utilisée de préférence.

 

Première Guerre mondiale

Les malmédiens firent la première Guerre mondiale sous l'uniforme allemand, comme le reste des cantons de l’Est.

 

Entre-deux-guerres

Après la Première Guerre mondiale, Malmedy redevint une ville belge en application du traité de Versailles.

Le traité prévoyait que les populations concernées devaient se prononcer sur le rattachement à la Belgique par référendum. Celui-ci fut organisé de façon contestable, les opposants étant priés d’aller signer sur une liste ouverte à leur administration communale. Sur l’ensemble des 33 276 électeurs concernés sur l’ensemble des cantons de l’Est, seuls 271 oseront aussi ouvertement manifester leur désapprobation.

Par ailleurs, une polémique opposera un temps l’évêché de Cologne, dont dépendait Malmedy, au Saint Siège. Pour résoudre la question, le Vatican créera temporairement un diocèse de Malmedy-Eupen-Saint-Vith, confié à l’évêque de Liège et dont le siège se trouvait à Malmedy. L’église paroissiale se trouva de ce chef promue au rang de cathédrale, rang que les Malmédiens lui attribuent encore aujourd’hui nonobstant le fait que l’éphémère évêché fut définitivement absorbé par celui de Liège en 1925.

C’est au cours de cette période que se produisit également la scission du canton de Malmedy qui perdit ses communes germanophones, qui allaient constituer le nouveau canton de Saint-Vith, pour ne conserver que les communes de ce qui est encore toujours appelé la Wallonie malmédienne, à savoir les actuelles communes de Waimes et Malmedy.

L’entre-deux-guerres fut marqué à Malmedy comme dans le reste de la région par une opposition entre les partisans du maintien de la situation acquise suite au traité de Versailles et les tenants du retour à l’Allemagne. Cette opposition devint plus aiguë encore après l’accession de Hitler au pouvoir en Allemagne et l’encouragement par le régime nazi du courant militant pour le retour à l’Allemagne. Il se créa même un parti appelé Heimattreue Front (Front patriotique) dont le programme était ouvertement rattachiste et dont certains membres professaient ouvertement des idées nazies.

 

Seconde Guerre mondiale

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la capitulation de la Belgique au terme de la campagne des 18 jours, Malmedy sera annexée au IIIe Reich. Il en résultera que les Malmédiens en âge de porter les armes seront obligés de faire leur service militaire au sein de Wehrmacht, payant un lourd tribut à la guerre, notamment sur le front de l'Est. Par ailleurs, pendant ces 5 années sombres, nombreux furent les Malmédiens qui périrent dans les camps de concentration nazis pour avoir marqué leur attachement à la Belgique.

La ville sera libérée par les troupes américaines en septembre 1944.

Au cours de la bataille des Ardennes, la ville sera le théâtre de deux événements dramatiques. Le 17 décembre 1944, au carrefour de Baugnez, à 4 kilomètres au sud de la cité, des Waffen-SS massacreront plus de 70 soldats américains faits prisonniers et désarmés. Cet épisode de la bataille est connu sous le nom de massacre de Malmedy.

Nœud routier important, la ville ne tombera toutefois pas aux mains allemandes au cours de la bataille des Ardennes, malgré une attaque effectuée le 21 décembre 1944 par des troupes menées par le célèbre Otto Skorzeny et repoussée par les troupes américaines qui protégeaient la ville.

En revanche, Malmedy sera victime les 23, 24 et 25 décembre 1944 de bombardements de l’aviation américaine qui feront plus de 200 morts dans la population civile (le nombre de soldats américains victimes de ces bombardements n’a, semble-t-il, jamais été divulgué officiellement) et réduiront en cendre l’essentiel du cœur historique de la cité.

En 1977, la commune de Malmedy a fusionné avec celles de Bévercé et Bellevaux-Ligneuville faisant ainsi passer sa population de 6 300 à 10 000 habitants.

 

Stavelot

Stavelot (en wallon Ståvleu) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans l'est de la province de Liège.

Elle a une population de 6 660 habitants et une superficie de 8 507 hectares. Elle est située à 50 kilomètres de Liège et à 150 de Bruxelles.

 

Stavelot et ses Blancs-Moussis

Il semblerait que jadis, les moines de Stavelot avaient l'habitude de participer avec les Stavelotains aux festivités du carnaval. Suite à un édit du Prince-abbé, G. de Manderscheidt en 1499, cette pratique fut interdite.

Les Stavelotains qui appréciaient la présence des moines à leur fête, renaclèrent à cette interdiction et décidèrent de la tourner en dérision à leur façon. Ils participèrent d'abord au carnaval déguisés eux-mêmes en moines jusqu’à ce que tombât une nouvelle interdiction ! Alors faisant appel à leur imagination, ils créèrent un costume blanc avec capuchon, évoquant plus discrètement l'habit monacal… Ils ajoutèrent à ce déguisement un étrange masque, impersonnel, avec un très long nez rouge et pointu : les Blancs-Moussis étaient nés ! Il semblerait que leur première apparition dans la ville date du XVIe siècle. Durant la période française, leurs sorties furent interdites pour n'en être que plus actives après 1820.

Depuis 1947, les Blancs-Moussis, érigés en confrérie vénérable avec chevalerie d'honneur aux costumes rutilants, jouent un rôle important dans la vie de la ville. Ils sont devenus les ambassadeurs dynamiques du folklore belge et leur présence en invités d'honneur aux carnavals de Düsseldorf, Cologne, Compiègne, Saint-Quentin... a contribué au renom de la ville de Stavelot.

L'apothéose du cortège du carnaval de la Laetare à Stavelot est le rondeau des Blancs-Moussis sur la place Saint Remacle. Un règlement et des indications détaillées précisent la façon dont il doit être exécuté. Les Blancs-Moussis closent le défilé. Avec leurs costumes blancs, ils entourent géants et leurs chars dotés de canons à confettis. Les Blancs-Moussis trimbalent des sortes de ballons faits de vessies de porc gonflées et s'en servent pour taper sur les passants. Ils profitent aussi de la dispersion du cortège pour placarder sur les murs de Stavelot, des affiches avec des jeux de mots raillant parfois les habitants de la ville.

Par ailleurs un groupe folklorique "Le Réveil Ardennais" a remis à l'honneur la "Maclote" ainsi que d'autres danses anciennes de la région. La maclote fut immortalisée par des vers de Guillaume Apollinaire écrits lors de son séjour à Stavelot dans les dernières années du XIXe siècle.

 

Une cité d’espoir et de culture

Autour du site abbatial (repris sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne), Stavelot montre le visage préservé d'une cité du XVIIIe siècle avec sa grand-place, ses maisons de pierre et de colombage, ses venelles, ses fontaines, son trésor religieux (la châsse de Saint Remacle, chef-d’œuvre de l'art médiéval).

 

Histoire

Stavelot est une des plus anciennes villes de Belgique. Sa fondation remonte à 648 par saint Remacle, qui à la demande de Sigebert III, fut chargé de l'évangélisation de la contrée.

L'abbaye unie à celle de Malmedy, érigée en principauté ecclésiastique, était rattachée au Saint Empire Romain Germanique. Son chef, qui portait le titre de Prince-abbé disposait de tous les pouvoirs spirituels et temporels. Cette autonomie prit fin à la Révolution en 1794. Le Congrès de Vienne sépara la ville sœur de Malmedy qui alla à la Prusse.

 

Stavelot au cours des temps… un peu d'histoire

C'est après l'effondrement de l'Empire romain dû aux nombreuses invasions barbares du Ve siècle que plusieurs évêques missionnaires vont partir, surtout du sud de la France, pour défricher, cultiver et construire des abbayes qui bien vite deviendront des foyers de culture et de civilisation.

C'est ainsi qu'au milieu du VIIe siècle, le roi Sigebert III, fils du bien connu roi Dagobert Ier, confia à Remacle, abbé de la florissante abbaye de Solignac dans le Limousin, la mission d'évangéliser une partie de la forêt d'Ardenne. Remacle s'arrêta d'abord à Cugnon, sur les bords de la Semois (644 à 648); le site ne lui convenant pas, il se dirigea plus au Nord pour s'arrêter à Malmunderio (Malmedy), dans la vallée de la Warche, où il érigea un premier monastère en 648. Ensuite à Stabelaco (Stavelot), quelques lieues plus loin, sur les bords de l'Amblève, il en fonde un second en 651. Abbaye double mais sous la houlette d'un seul abbé, Stavelot - Malmedy connaît de multiples conflits internes car chacune des abbayes revendique la préséance sur l'autre. Finalement, la primauté revient à Stavelot (lieu de réunion du chapitre) car Remacle y a établi sa résidence et y trouvera sa sépulture. Stavelot et Malmedy bénéficiaient d'un isolement propice au recueillement mais cette solitude n'était qu'apparente... Situé entre les vallées du Rhin et de la Meuse, au sein de tout un réseau de communications comme Liège et Aix-la-Chapelle (Aachen), de Cologne (Köln) à Trèves (Trier), ce double monastère allait connaître un épanouissement politique et culturel remarquable.

Ces deux abbayes, relevant du point de vue spirituel, l'une de l’évêché de Cologne pour Malmedy, l'autre de l’évêché de Liège pour Stavelot, donnèrent naissance à une principauté indépendante, jusqu'à sa suppression le 12 septembre 1796 suite à la Révolution française de 1789.

Fidèles aux règles monastiques austères et pures des saints Benoît et Colonban, les moines s'occupèrent principalement à des tâches agricoles. Un premier oratoire dédié aux saints Martin, Pierre et Paul fut construit au milieu des modestes cellules monacales.

De nombreuses légendes se rattachent à cette époque. La plus célèbre est sans doute celle du ""loup bâté"[1] qui devint par la suite l'emblème de la ville de Stavelot. Cette légende nous raconte comment Remacle pour punir le loup d'avoir dévoré son âne qui l'aidait à transporter des pierres pour construire sa première église, lui ordonna de le remplacer et de porter lui-même les hottes de pierres.

Quelques années après la mort de Remacle, une première église, en pierre, fut construite au nord de l'oratoire primitif. Elle fut consacrée sous l'abbé Goduin, le 25 juin 685. Le même jour, on y plaça les restes du saint Fondateur conservés dans une petite châsse d'or et d'argent.

 Abbaye de Stavelot.

 

Quelques dates

 

Géographie

La commune, située au cœur de la Haute Ardenne, est logée au centre d'une large vallée issue du confluent de l'Amblève, et de l'Eau Rouge.

 

Chantier de fouilles de l'abbatiale

Situés dans le parc communal de la ville, les vestiges de l'église abbatiale forment, avec les bâtiments conventuels, le coeur historique de l'ancienne principauté de Stavelot-Malmedy. Classé depuis 1958, le site archéologique est fouillé scientifiquement depuis 1986 par le Centre Stavelotain d'Archéologie en collaboration avec l'Université de Liège. Ces campagnes de fouilles ont mis au jour l'extrémité orientale des nefs, le transept, le choeur, le déambulatoire et la crypte extérieure de l'imposante église construite au XIesiècle par l'abbé Poppon. Élevée à l'emplacement d'une église primitive dédiée à saint Remacle, le fondateur du monastère au VIIe siècle, ce vaste édifice constitue un exemple remarquable de fusion d'influences française et germanique appliquée à une importante église de pèlerinage. Embellie et transformée durant les siècles qui suivirent, elle fut détruite au début du XIXe siècle et dépouillée de ses matériaux utiles. Seule la tour d'entrée et les vestiges mis au jour témoignent aujourd'hui de son importance. Le site a livré un important matériel archéologique : vitraux, céramiques, monnaies, objets en ivoire, en cuivre et pièces d'orfèvrerie.

 

L'église primaire St-Sébastien et ses trésors

  1. Une statue d'anges gardiens de J.Delcour (1696).
  2. Le retable en bois de l'autel majeur (1776).
  3. La statue de St-Sébastien, qui se trouve dans le chœur, achetée au sculpteur R.Panhay de Rendeux (1717).
  4. La chaire de vérité en chêne, qui provient de l'ancienne abbatiale (XVIIIe siècle).
  5. Les fonds baptismaux (XVIe siècle).
  6. Le couvercle des fonds baptismaux en laiton gravé (1625).
  7. Le buste reliquaire de St-Poppon (1628).
  8. Des objets du culte datant du XVIe siècle au XXe siècle.
  9. 14 médaillons peints : Représentent Marie, Les 12 apôtres, Jésus.
  10. Et le chef d'œuvre du trésor est la châsse de St-Remacle, placé dans le chœur de l'église. Au pignon principal de la châsse nous trouvons la statuette du Christ, sur le pignon opposé Marie et sur les côtés, nous pouvons voir les 12 apôtres, St-Remacle et St-Lambert. La châsse est longue de 2,07 mètres, large de 0,60 mètres, et haute de 0,94 mètres. Celle-ci est faite de cuivre dorée ; elle date de 1268 et contient toujours les reliques de St-Remacle.

 

 

Particularités

  1. celui du circuit de Spa-Francorchamps, retraçant l'histoire du circuit et présentant de nombreux véhicules d'exceptions.
  2. celui de la Principauté de Stavelot-Malmedy
  3. celui de Guillaume Apollinaire

 

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